Le 15 septembre, au lendemain de la fête de la Croix glorieuse, l’Église fait mémoire de la Bienheureuse Vierge, Marie des Douleurs, commémorée anciennement sous le nom de Notre-Dame des Sept Douleurs, et aujourd’hui sous le titre de Notre-Dame des Douleurs.
Cette fête, qui intervient huit jours après la fête de la Nativité de Marie, le 8 septembre, rappelle le rôle unique de Marie dans le mystère de la Passion. Elle est intimement liée au mystère de la Croix et à l’amour rédempteur du Christ. Elle nous fait contempler la Vierge Marie comme la Mère compatissante qui, unie à son Fils, participe à son offrande pour le salut du monde.
Marie a communié intimement à la passion de son fils. Aussi a-t-elle été associée d’une manière unique à la gloire de sa résurrection. C’est pour cela que nous célébrons la compassion de Marie au lendemain de la fête de l’exaltation de la Sainte Croix.
Sens spirituel de la fête
Au pied de la croix, Marie, transpercée d’un « glaive de douleur », partage la souffrance de son fils Jésus, comme l’avait prophétisé le vieillard Siméon lors de la présentation de Jésus au Temple.
L’Évangile de saint Jean (Jn 19, 25-27) nous montre Marie debout, forte dans la douleur, recevant la mission de devenir Mère de tous les croyants. Sa souffrance n’est pas seulement humaine, mais profondément spirituelle : elle s’unit à la Passion de son Fils.
La compassion de Marie (au sens fort de participation intense, souffrir avec, prendre-part) est aussi un moment de grâce essentiel pour nous : par l’une de ses dernières paroles, Jésus, en mourant, a donné à sa Mère le pouvoir de devenir la Mère, universelle. Il la confie à Jean, le disciple bien-aimé qui nous représentait tous. Et le disciple la prit chez lui, c’est-à-dire, dans son coeur, dans sa vie.
Cette fête nous rappelle ainsi qu’au pied de la croix, la maternité de Marie s’est étendue à tout le corps du Christ, qui est l’Église.
La Vierge des Douleurs nous révèle enfin un chemin d’espérance au cœur de l’épreuve. En contemplant ses larmes, les chrétiens découvrent une mère compatissante proche de leurs propres souffrances.
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- Elle devient ainsi un modèle de fidélité et de courage, et une source de consolation pour tous ceux qui traversent des temps d’épreuve.
- Elle nous invite à avancer dans la confiance : même dans les moments d’obscurité, Marie nous enseigne que Dieu accomplit son œuvre d’amour.
- Marie nous appelle aussi à vivre la compassion : partager les douleurs de nos frères, consoler et porter avec eux la croix.
Les sept douleurs de Marie :
Les « Sept Douleurs » font référence aux événements, relatés dans les évangiles, qui angoissèrent et firent souffrir la Vierge Marie dans la mesure où elle accompagnait, pas à pas, son Fils dans sa mission de Rédemption :
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- La prophétie de Syméon.
- La fuite en Égypte.
- La perte de Jésus au Temple de Jérusalem.
- La rencontre de Marie et Jésus sur le chemin de croix.
- La crucifixion et la mort de Jésus.
- La descente de croix.
- La mise au tombeau de Jésus
Toutefois, elle vécut totalement et indiciblement ces souffrances, mais d’une manière pour ainsi dire temporaire, restant en elle-même toujours bienheureuse car sans aucun péché, et conçue sans péché dès l’Immaculée Conception.
Ces moments soulignent l’union profonde de Marie à la souffrance de son Fils, vécue avec foi et abandon total à la volonté de Dieu.
Marie, Mère des Douleurs,
nous te confions nos vies, nos peines et nos joies.
Que ton amour maternel enveloppe chacun de nous,
nous conduisant toujours plus près de ton Fils.
Amen.