En ce premier dimanche après Noël, l’Église nous invite à contempler la Sainte Famille. Au cœur de la fête, une famille toute  simple : Joseph, Marie et Jésus. C’est la famille terrestre de Dieu : c’est pour cela, d’ailleurs, qu’on l’appelle la  « sainte » famille, car le mot « saint » désigne précisément Dieu et lui seul.

L’Eglise nous transmet que cette famille unique forme une petite trinité, elle est l’image sur terre de la Sainte Trinité dans le Ciel.

Pourquoi célébrer la Sainte Famille ?

En prenant une nature humaine, le Fils de Dieu veut, dès l’enfance, vivre et grandir dans le cadre d’une famille et en recevoir une éducation. Il a ainsi sanctifié la vie de famille et consacré la pratique des vertus familiales.

La fête de la Sainte Famille, avant d’être une célébration de la famille elle-même, est un exemple du chemin vers la sainteté.

La Sainte Famille, un modèle pour les familles chrétiennes !

La Sainte Famille de Nazareth est présentée comme « le vrai modèle de vie » dont nos familles peuvent s’inspirer et où elles peuvent trouver aide et réconfort.

Aujourd’hui l’évolution de la famille est devenue une question de plus en plus cruciale : des couples qui se séparent, des enfants livrés à eux-mêmes qui sombrent dans la délinquance, des familles qui vivent dans la misère, sans oublier les nombreuses victimes de la violence et de la haine des hommes.

Nous pouvons apprécier les leçons de sagesse que nous donnent ce dimanche Ben Sirac le Sage puis saint Paul, concernant la vie de famille. Ce sont des conseils savoureux écrits il y a bien longtemps, et cependant toujours aussi actuels.

Bien avant la venue de Jésus, Ben Sirac (Ben Sira le Sage 3, 2-6.12-14 en 1ère lecture ) nous ramène à l’essentiel. Son discours peut paraître moralisant. Mais quand nous l’écoutons, c’est Dieu qui nous parle. Il veut que chaque famille soit heureuse. Et il lui montre le chemin qui lui permettra de parvenir à une véritable harmonie : “La réussite d’une authentique vie familiale ne s’obtient que par une lutte incessante contre l’égoïsme” (A. Brunot).

Au nom même de leur foi, les enfants ont le devoir d’honorer leurs parents, même quand ils sont très diminués. Plus tard, les chrétiens comprendront qu’à travers eux, c’est Dieu qui est là.

Dans sa lettre aux Colossiens (Colossiens 3, 12-21 en 2ème lecture), saint Paul nous appelle à “vivre ensemble dans le Christ”. Il nous expose les vertus qui favorisent une belle vie de famille, la tendresse, la bonté, l’humilité, la douceur, la patience, le pardon. Et “par-dessus tout, qu’il y ait l’amour”. Tout cela ne sera vraiment possible que si nous laissons le Christ habiter en nous. En ce temps de Noël, nous fêtons la naissance de Jésus : il veut naître aussi en nous pour transformer notre vie et la rendre de plus en plus conforme à son amour. Vivre Noël, c’est d’abord accueillir le Christ dans notre vie.

L’Évangile de ce dimanche (Matthieu 2, 13-15.19-23) nous montre une famille unie et solidaire autour de l’enfant qu’il faut protéger à tout prix. En cette nuit de Bethléem, elle dort du repos des justes. Mais à Jérusalem, Hérode ne dort pas. Il cherche à faire périr l’enfant car il ne veut pas de rival. Face au danger, Marie et Joseph font ce que l’ange du Seigneur leur demande : ils partent le plus loin possible pour protéger l’enfant.

Ce qui est frappant, c’est que cette famille est toujours en chemin : avant la naissance de Jésus, Marie fait un long trajet pour se rendre chez sa cousine Élisabeth. Puis c’est le voyage de Nazareth vers Bethléem pour le recensement ; et aujourd’hui, l’évangile nous dit qu’ils doivent fuir en Égypte pour échapper à la colère d’Hérode. Tout au long de sa vie, Jésus passera de village en village pour annoncer la bonne nouvelle. Voilà la Sainte Famille : c’est dans sa capacité de se mettre en route qu’elle nous est présentée comme un modèle. Elle accepte de se laisser interpeller par les événements. Malgré les contrariétés et les épreuves, elle fait confiance à Dieu.

C’est très important pour nos familles de la terre. Elles aussi sont secouées et bousculées. Parents, grands-parents et enfants ne sont pas épargnés par les aléas de la vie. Chacun pense à tant d’événements qui lui font prendre des chemins inattendus.

Comment ne pas penser à tous ces enfants dont la vie est menacée par les guerres, la famine ? D’autres sont victimes de la violence et de la maltraitance. Et bien sûr, nous n’oublions pas tous ceux et celles qui souffrent à cause de l’indifférence, du manque de soins, du manque d’amour et d’affection. À travers tous ceux et celles qui subissent ces douloureuses épreuves, c’est le Christ qui est là et qui attend notre amour. Le pape François ne cesse de nous rappeler qu’il est toujours du côté des plus petits et des plus pauvres.

C’est ainsi qu’en venant dans notre monde, Jésus a voulu faire partie d’une famille humaine. Il y a connu des joies, des souffrances et des épreuves comme dans toutes les familles de la terre. Mais plus tard, il nous dira qu’il fait partie de la grande famille de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit. Et ce qui est encore plus extraordinaire, c’est qu’il est venu pour nous y faire entrer. Comme le disait le pape Jean-Paul II, “il a donné Dieu aux hommes et les hommes à Dieu”. Au jour de notre baptême, nous sommes devenus enfants de Dieu. Nous avons été immergés dans cet océan d’amour qui est en lui. Et nous avons été appelés à nous mettre en marche vers ce monde nouveau que Jésus appelle le Royaume de Dieu.

Source:

https://puiseralasource.fr/fete-de-la-sainte-famille -de-jesus-marie-et-joseph-2025/

Qu’est-ce que la sainteté d’une famille ?

Méditation proposée par Père Damien Stampers.

Il peut être utile de se poser la question en ce jour où nous fêtons la Sainte Famille, à la suite de la fête de Noël.

Est-ce qu’une sainte famille est une famille parfaite ? Une famille qui ne rencontre aucun problème ? Une famille où les enfants sont sages et obéissants, les parents exemplaires ?

Non, la vie des saintes familles n’est pas un long fleuve tranquille et n’est pas exempte de toutes les difficultés, douleurs et souffrances qui peuvent être présentes dans notre humanité. La sainteté de la famille ne réside pas dans la perfection de leur vie mais relève d’une autre dimension, plus spirituelle.

Ce qui fait la sainteté de ces familles, c’est leur foi inébranlable que Dieu est avec eux et qu’il les accompagne tout au long des difficultés de leur vie. Ils ont remis leur famille entre les mains de Dieu et ils lui font confiance.

Une sainte famille n’est pas une famille sans soucis, ni problèmes, une famille modèle en tout. La sainte famille, celle de l’Ancien Testament comme celle du Nouveau, est une famille normale animée par le souffle de la foi, de l’espérance et de la charité. En fait toute famille de ce monde, quel que soit son histoire, sa composition ou ses problèmes, peut être, elle aussi, une sainte famille si elle met ces trois vertus cardinales au cœur de sa vie de famille.

Source:

https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/sainte-famille-31-decembre-2023

Prière à la Sainte famille du Pape François

Le pape François a rédigé une prière à la sainte famille en conclusion de l’exhortation apostolique « Amoris Laetitia » (La joie de l’amour »), publiée le 8 avril 2016.

Jésus, Marie et Joseph,

En vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai,
en toute confiance nous nous adressons à vous.

Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles un lieu de communion

et un cénacle de prière,
d’authentiques écoles de l’Évangile et de petites Églises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth,
que plus jamais il n’y ait dans les familles des scènes de violence, d’isolement et de division ;

que celui qui a été blessé ou scandalisé soit bientôt,

consolé et guéri.

Sainte Famille de Nazareth,
fais prendre conscience à tous du caractère sacré et inviolable de la famille,

de sa beauté dans le projet de Dieu.

Jésus, Marie et Joseph,
Écoutez, exaucez notre prière
Amen !